TPF 435 - tramway de Fourmies à Wignehie - Transdev sur Marseille – Nice - 2D2 5525

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La revue N° 435 du 05/2026

TPF 435

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Editorial

Par JP Comes – rédacteur en chef

60 ans de chemins fer touristiques...

Le chemin de fer touristique de Pithiviers (Loiret) et plus précisément l’AMTP (Association du Musée des Transports de Pithiviers) a cette année 60 ans. La FACS et l’AMTUIR en sont à l’origine et l’inauguration a eu lieu le 23 avril 1966. Il s’agissait en fait du premier chemin de fer touristique de France créé en reprenant quelques kilomètres d’un chemin de fer secondaire dont l’exploitation s’était arrêtée en 1964. En l’occurrence un tramway départemental à voie de 60 cm à forte vocation « betteravière » mais qui avait transporté des voyageurs jusqu’en 1952. L’écartement, très submétrique, était prisé par les amateurs pionniers de l’époque car on pensait que l’aventure était suffisamment folle, et qu’il fallait savoir se limiter dans la taille des engins... Mais une fois l’élan donné par l’AMTP, d’autres associations se créèrent telle, en juin 1968, l’ACFA (Association du Chemin de Fer Forestier d’Abreschviller) en Moselle, toujours avec l’appui de la FACS et là en 70 cm. Il n’est pas question d’être ici exhaustif mais de montrer la progression dans la taille des reprises d’exploitation par des amateurs : en 1969, le CFTM (Chemin de Fer Touristique de Meyzieu) et la SGVA (Sauvegarde et Gestion de Véhicules Anciens) s’attaquent à la reprise de 30 km de la ligne des CFD du Vivarais. La taille augmente : voie de 1 m, mais surtout des locomotives Mallet 030+030... La FACS apportera là aussi son concours en y affectant du matériel roulant.

Puis vint ce que l’on considérait comme impensable, voire même peu raisonnable par certains : l’AJECTA reprend le dépôt SNCF de Longueville, rénove des machines à voie normale et les fait circuler sur le réseau SNCF. À partir de là un mur est franchi et même la FACS, pour éviter son ferraillage, se résout à acheter une Pacific et son tender de 176 t (la 231 K 8) et à la mettre à disposition du MFPN (alors Club des Modélistes Ferroviaires de Paris-Nord).

Démarrés par quelques kilomètres en voie de 60, les chemins de fer touristiques (CFT) se sont multipliés pour être près d’une centaine aujourd’hui. Ils ont atteint la taille ultime avec une Mountain, la 241P 9, sur voie normale du Réseau Ferré National (RFN).

Mais cette croissance ne doit pas cacher les difficultés actuelles, car si au début les pionniers et les pouvoirs publics improvisaient quelque peu, transporter du public nécessite sécurité donc règlementation. Les associations exploitantes ont donc dû se structurer et organiser formations, agréments des bénévoles et du matériel, pour tout ce qui concerne la sécurité. Les tâches administratives et règlementaires se sont intensifiées pour les Réseaux circulant sur une ligne dédiée relevant du contrôle du STRMTG (Service Technique des Remontées Mécaniques et des Transports Guidés). Quant à ceux qui circulent sur le RFN, ils doivent répondre aux mêmes règles que tout opérateur ferroviaire...

Les bénévoles des CFT ont dû également devenir des spécialistes de l’exploitation de machines à vapeur qu’ils sont maintenant les seuls à̀ pratiquer. Et la difficulté à donner satisfaction à la complexité règlementaire augmente avec l’âge des locomotives. Les CFT ont dû se professionnaliser. Il faut savoir entretenir, voire reconstruire du matériel ancien, historique, attirer, recruter des bénévoles, gérer des salariés, négocier avec les collectivités territoriales, devenir des intervenants touristiques régionaux, faire du marketing pour attirer des voyageurs (on est loin de la seule clientèle des amateurs ferroviaires !), créer des produits dérivés. C’est une gestion d’entreprise et, comme une entreprise, il faut vivre et survivre grâce à une exploitation rentable. Les quelques subventions se raréfient.

Pour cela, la FACS a accompagné les CFT adhérents afin de les aider et de les représenter devant les autorités publiques. Elle s’est transformée en FACS–UNECTO (Union Européenne des Chemins de fer Touristiques). Pour une meilleure efficacité, l’assemblée générale de la FACS-UNECTO a décidé en 2007 de scinder ses deux activités principales. C’est la création de l’UNECTO (Union Nationale des Exploitants de Chemins de fer Touristiques et Musées), la FACS quant à̀ elle développant ses activités de préservation pour lesquelles elle sera reconnue d’utilité publique.

Les fondateurs de Pithiviers (Jean Robert pour l’AMTUIR et Maurice Geiger pour la FACS, entre autres) ont pu voir leur idée grandir, mais imaginaient-ils un tel heureux développement national ?

Quel bilan de l’exploitation Transdev sur Marseille – Nice ?

par Jean-Pierre Comes

Il convient tout d’abord de rappeler le contexte législatif qui a conduit Transdev sur les rails de la Région Sud-PACA.

  • Le 27 juin 2018, la loi permet l’ouverture à la concurrence de l’exploitation des lignes TER dans les Régions. C’est la fin du monopole SNCF pour le transport régional de passagers.
  • Le 3 décembre 2019, les Régions, (Autorités Organisatrices des Trans- ports) depuis la loi SRU de 2002, peuvent lancer des appels d’offre afin d’attribuer des contrats d’exploitation à des opérateurs ferroviaires.
  • Jusqu’en décembre 2023, les Régions ont pu signer une ultime convention, d’une durée maximale de 10 ans, sans consultation, avec SNCF Voyageurs.
  • Fin 2033, ces conventions seront toutes échues et toutes les lignes TER seront exploitées par un opérateur selon une délégation de service public (DSP) attribuée après un appel d’offres.
  • Ces dispositions ont été prises à la suite d’une directive européenne du 14 décembre 2016 qui s’impose à tous les pays membres.

C’est dans ce cadre que la Région…

Le tramway de Fourmies à Wignehie

par Bernard Rozé

Au cours du Second Empire, les principales industries, notamment de la laine), connurent un essor considérable dans la région de Fourmies, à l’extrémité sud-est du département du Nord. C’est ainsi que la population des communes de Fourmies et de Wignehies, qui était en 1851 de 5 715 âmes, dépassa les 20 000 en 1884. Ces deux communes s’étaient établies dans la vallée de l’Helpe mineure, surtout sur le versant sud de la rivière et il en résultait une voirie sinueuse et tourmentée, source de difficultés pour le roulage hippomobile.

La 2D2 5525 (dernière partie)

par Jean-Pierre Comes

Chronique du Bicentenaire

par l'Éclisse

Et l’actualité des chemins de fer touristiques, régionaux et urbains

 

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